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Maladreries, hôtel-Dieu, hospices et hôpitaux du Loiret

Nouveaux classements et mise en ligne des inventaires

(Arch. dép. du Loiret,  11 FI 9838)
(Arch. dép. du Loiret, 11 FI 9838)

Hospice de MONTARGIS (Loiret). Entrée de la Clinique et des Hospices Administration-Orphelinat, L. Philippon, Architecte S.C.

Des archives d’une exceptionnelle richesse

Les fondations hospitalières du Loiret remontent au Moyen-Âge. Elles ont connu depuis leurs origines de nombreuses transformations – suppressions, fusions – et de nouveaux établissements ont vu le jour. En 1976, 133 établissements étaient recensés (GAUCHER-VINCENT (Martine), Sources et bibliographie de l'histoire des établissements hospitaliers du département du Loiret, Institut national des arts et métiers, s.l., 1975, 90 pp.).

Les premiers dépôts d’archives furent réalisés par les établissements hospitaliers auprès des Archives départementales à partir du XIXe siècle. Ils contenaient principalement des archives anciennes (archives antérieures à 1789) et ont subi les destructions de 1940. Après la guerre, de nouveaux dépôts eurent lieu et concernaient des fonds principalement modernes (documents de la période 1789-1940). Dans les années 1970, un groupe de travail comprenant seize établissements de santé fut constitué et entreprit le classement et l’inventoriage systématique de leurs fonds d’archives, parfois suivis d’un dépôt auprès des Archives départementales. Depuis lors, de nombreux établissements ont fait confiance aux Archives du Loiret pour conserver, traiter, communiquer et valoriser leurs documents anciens.

Les Archives du Loiret ont décidé de mener une politique systématique de classement de ces archives, en améliorant également les inventaires anciennement réalisés, afin de faire redécouvrir au public la riche histoire des établissements de santé du Loiret. Les Archives conservent à ce jour 24 fonds d’archives, référencés dans la série H-DÉPOT.

Les fonds anciens sont constitués principalement de titres de fondation, de propriétés immobilières, de legs, de donations et de rentes ; les fonds modernes et contemporains conservent en plus des actes d’administration et de gestion ainsi que des documents relatifs aux patients et à leurs traitements. Ils permettent de retracer l’histoire des établissements et de la médecine, d’apprécier leur rôle dans la cité, d’avoir un autre point de vue sur les périodes de guerres (transformation en hôpitaux militaires) et de crises sanitaires, et d’effectuer des recherches généalogiques et familiales (principalement sous le prisme des registres d’entrées et sorties, et parfois des dossiers patients).

Mise en ligne d’inventaires

Deux inventaires viennent d’être récemment publiés et d’autres suivront prochainement.

Hôtel-Dieu de Saint-Brisson-sur-Loire (4 H-DEPOT)

L’hôtel-Dieu de Saint-Brisson-sur-Loire fut fondé à une date inconnue. Il coexista avec la maladrerie qui fut fondée vers le XIIème siècle. L’établissement était destiné à recevoir les malades, à loger les voyageurs de passage et à nourrir les pauvres. Au début du XVIIème siècle, l’établissement semblait avoir perdu une grande partie de son activité, pour ne devenir plus « qu’un simple bureau de secours » en 1675 (50 J 484. Paroisse de Saint-Brisson : Notice historique sur les établissements charitables fondés à Saint-Brisson (XIXe siècle)). Au XIXe siècle la gestion de l’hôtel-Dieu, devenu brièvement hospice, revint au bureau de bienfaisance de Saint-Brisson-sur-Loire.

Consulter le fonds de l'hôtel-Dieu de Saint-Brisson-sur-Loire :

4 H-DEPOT 

Hôtel-Dieu et hospice de Boiscommun (6 H-DEPÔT)

L’hôtel-Dieu de Boiscommun aurait été fondé dès le XIIe siècle. En 1695, l’établissement bénéficia de la réunion de deux maladreries, l’une à Montliard et l’autre à Chemault. Devenu au XIXe siècle hospice, il resta jusqu’au début du XXe siècle très actif, comme en témoignent les dons et legs reçus ainsi que les listes des indigents admis gracieusement pour des soins médicaux (jusqu’à 138 bénéficiaires en 1881). Il se vit attribuer par décret du 13 juillet 1911 les biens placés sous séquestre appartenant à la fabrique de l’église de Boiscommun. Les soins étaient dispensés par des religieuses de l’ordre de la Présentation de Tours, chargées également de l’instruction des filles de la commune de Boiscommun. Par la suite, l’activité sembla décliner très rapidement. L’hospice hébergea, par contrat de bail, le presbytère qui connut notamment d’importantes transformations en 1922. Le 18 décembre 1924, la ferme de la maladrerie sur la commune de Montliard est vendue à son ancien locataire. L’établissement fut fermé définitivement en 1947. Son patrimoine fut attribué au bureau de bienfaisance de Boiscommun. Les bâtiments construits au XVIIe siècle et remaniés au XIXe siècle, demeurent l’actuel presbytère, sis 25 rue du Commandant Rolland.

Consulter le fonds de l'hôtel-Dieu et hospice de Boiscommun :

6 H-DEPÔT